La boîte à merveilles » d’ Ahmed Sefrioui

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La boîte à merveilles » d’ Ahmed Sefrioui

ãõÓÇåãÉ ãä ØÑÝ aitlahcen.abdellatif Ýí ÇáËáÇËÇÁ 18 ÏíÓãÈÑ 2012 - 6:07



Ahmed Sefrioui

Résumé général de l’œuvre(1) :

La boîte à merveilles

L’auteur-narrateur
personnage raconte son enfance alors qu’il avait six ans. Par un va et
vient entre le point de vue de l’auteur-narrateur adulte et de
l’auteur-narrateur enfant , le lecteur entre dans le monde solitaire du
narrateur qui malgré quelques timides amitiés ne semble compter comme
véritable ami que la boite à merveilles. En faisant le bilan de son
enfance, l’auteur raconte ses journées au Msid auprès du fqih et de ses
condisciples (=collègues), la maison de Dar Chouafa et les habitudes de
ses habitants ainsi que le souvenir de fierté de sa mère concernant ses
origines et son habitude à passer du rire aux larmes en plus de son art
de conter les événements d’une façon qui passionnait son auditoire. De
part son genre, le récit reste un véritable témoignage du vécu de ses
personnages par la fréquence des noms de quartier qui constituent une
véritable cartographie géographique. La figure calme du père est mise à
rude épreuve dans le marché des bijoux quand il vient aux mains avec le
courtier avant d’acheter les bracelets or et argent à sa femme.Cet
incident précède l’annonce de la perte du capital dans le souk des haïks
ce qui fait basculer le niveau de vie de la famille dans la pauvreté.
Après avoir assuré le quotidien de sa famille, le père part aux environs
de Fès pour travailler comme moissonneur. Après un mois d’absence, il
rentre chez lui pour apprendre le divorce de Moulay Larbi avec sa
seconde épouse, la fille du coiffeur, ce qui lui permet d’exprimer son
soulagement quant à ce dénouement.





Résumé de la Boite à Merveilles

Le
narrateur adulte, miné par la solitude commence son récit pour mieux
comprendre sa solitude qui date depuis toujours. Il présente ensuite les
locataires de Dar chouafa : lalla kenza la voyante ( au
rez-de-chaussée), Driss el Aouad , sa femme Rahma et leur fille zineb
(au premier étage) et fatma Bziouya au deuxième étage).Il évoque le
souvenir du bain maure et de sa Boite à Merveilles où les objets qui s’y
trouvent lui tiennent compagnie . Puis, il relate le souvenir d’une
dispute entre sa mère et Rahma.
En revenant du m’sid , le narrateur
trouve sa mère souffrante.. Lalla Aicha son amie, vient lui rendre
visite et réussit à la convaincre de rendre visite à Sidi Boughaleb.A la
fin de cette visite, sidi Mohamed est griffé par un chat. Fatigué , le
petit enfant ne va pas au m’sid et nous décrit les matinées à la maison
tout en évoquant l’origine de ses parents, et le souvenir de Driss le
teigneux, l’apprenti de son père.
Le narrateur raconte sa journée au
Msid . le soir, remarquant que Fatima Bziouiya s’éclaire avec une lampe à
pétrole, Lalla bassatinida insiste pour que son mari lui en achete une, ce
qui est fait le lendemain. Ensuite, Il évoque le souvenir de la
disparition de zineb, et comment sa mère réussit à la retrouver à la
maison des Idrissides. Rahma, en guise de louange à Dieu, prépare un
repas pour les mendiants. Toutes les voisines y participent de bon cœur.
Les
premiers jours de printemps, Lalla bassatinida et son fils rendent visite à
lalla Aicha. Sidi mohamed profite de l’occasion pour jouer avec les
enfants des voisins .Lalla Aicha raconte ensuite à son amie les malheurs
de son mari avec son associé Abdelkader. Le lendemain, La mère rapporte
ce récit malheureux à son mari. Celui-ci va évoquer devant le petit
sidi Mohamed le souvenir d’Abdellah l’épicier qui racontait des
histoires.
Un mercredi, le Fquih explique à ses élèves ses projets
pour Achoura. A la maison, Lalla bassatinida ne se fatigue pas à raconter
les malheurs de Lalla Aicha à Fatima, puis à Rahma leur faisant
promettre de garder le secret. Ensuite, le narrateur relate le souvenir
de la mort de Sidi Md Ben Tahar. Ayant assisté à la scène, le petit
enfant fait un cauchemar la nuit.
Pendant les préparatifs pour
Achoura au Msid, le fquih organise le travail et forme des équipes. Le
petit Sidi Mohamed est nommé chef des frotteurs .Le matin suivant, il
accompagne sa mère à la kissaria pour acheter un nouveau gilet. De
retour chez lui, sidi Mohamed se dispute avec Zineb.Sa mère se met en
colère. Triste et pris de faim,, le petit enfant plonge dans ses
rêveries. Le narrateur nous rapporte ensuite l’histoire de Lalla khadija
et son mari l’oncle Othman racontée aux voisines par Rahma.
la
veille de l’Achoura, les femmes s’achètent des tambours et Sidi Mohamed
une trompette. Il participe au Msid aux préparatifs de la fête. Le
lendemain , il accompagne son père chez le coiffeur où il écoute sans
interêt les conversations des adultes.
Le jour de l’achoura, le petit
enfant se réveille tôt et met ses vêtements neufs avant d’aller au
m’sid célébrer cette journée exceptionnelle.. Après le repas, Lalla
Aicha vient rendre visite à la famille du narrateur.
Après l’Achoura,
la vie retrouve sa monotonie. Mais avec les premiers jours de chaleur,
la mère déclare la guerre aux punaises. Un jour, le père du narrateur
décide d’emmener sa femme et son fils au souk des bijoux pour acheter
des bracelets . Accompagnée de Fatma Bziouya, la famille du narrateur
arrive au souk des bijoutiers mais le père se trouve le visage tout en
sang après une bagarre avec un courtier. Lalla bassatinida,superstitieuse,
ne veut plus ces bracelets, elle pense qu’ils portent malheur. La mère
raconte à lalla Aicha la mésaventure du souk. Sidi Mohamed tombe malade.
Le
père a perdu tout son capital. Il décide de vendre les bracelets et
d’aller travailler aux environ de Fès. Sidi Mohamed souffre toujours de
fièvre. Le départ du père est véu comme un grand drame . Un jour, la
mère rend visite à son amie Lalla Aicha qui lui propose d’aller
consulter un devin : Si elArafi .
le narrateur évoque le souvenir du
voyant Si Elarafi. Lalla bassatinida rentre chez elle tout en gardant le
secret de la visite… elle décide de garder son enfant à la maison et de
l’emmener chaque semaine faire la visite d’un marabout.
Un matin elle
reçoit la visite d’un envoyé de son mari. Lalla Aicha vient prie son
amie de lui rendre visite le lendemain parce qu’elle a des choses à lui
raconter.
Chez Lalla Aicha, les femmes discutent. Elle reçoit la
visite de Salama, qui raconte son rôle dans le mariage de Si Larbi avec
la fille du coiffeur et les problèmes du nouveau couple..
Le
narrateur dans ce dernier chapitre raconte le retour de son père. Sidi
Mohamed raconte à son père les événements passés pendant son absence. Le
père du narrateur apprend que M.Larbi s’est séparé avec sa jeune
épouse.. Sidi Mohamed, toujours aussi solitaire qu’au début et aussi
rêveur, sort sa boite à merveilles et se laisse bercer par ses rêves…

Chapitre (1):

- la de–xx–ion de « DAR CHOUAFA » et leur entourage puis vient la de–xx–ion du Msid et vient après la séance du Bain maure.
- La dispute de RAHMA avec Lalla bassatinida.
- Evanouissement du garçon.

Chapitre (2):

- La visite de Lalla Aicha.
- Elles se rendent avec sidi Mohamed à Sidi Ali Boughaleb.
- Le Nr se fait griffer.
- Le lever dans la maison traditionnelle.

Chapitre (3):

- Fatma Bziouya a achetée une lampe à pétrole.
- Le lendemain Lalla bassatinida demande à Mâalam Abdeslam de lui acheter une se dernier succombe a désir et la lui achète.
- La disparition de Zineb.
- Rahma organise un repas pour les pauvres.

Chapitre (4):

- Les deux femmes pleurent à cause de ce que vient de leur révèle My Larbi à sa femme. (escroquer par son associé).

Chapitre (5):

- La mort d’un voisin : Sidi Ahmed Ben Tahar.
- Cauchemar et délire.

Chapitre (6):

- Nettoyage du Msid et fierté du Nr nommé «chef des frotteurs».
- L’achat des habits neufs à la « kissarya ».
- Mésaventure de Si Othman (marié à une très jeune fille).

Chapitre (7) :

- deux jours avant Achoura et les préparatifs commencent.
- Le réveil tôt du garçon.
- Coupe de cheveux et la douche nocturne.
- Rites : psalmodie au Msid.
- La visite de Lalla Aicha.

Chapitre (:

- Dépit du Nr en raison du rire de ces parents d’une de ses réflexions.
- Querelle du père dont on a perdu la trace juste après avec un courtier.
- Cauchemars marquants de l’enfant.
- Cris et pleurent après que le mari de Lalla Aicha épouse une seconde femme (la fille du coiffeur).
- Le Nr tombe malade.
- La dispute entre maalam abdeslam et le dellal.

Chapitre (9):

- le père a perdu son maigre capital, sa résolution de partir travailler comme moissonneur.
- Départ du père.
- Conséquence : détérioration, solitude, vie double de l’enfant.
- La visite chez Lalla Aicha.

Chapitre (10):

- le Nr, sa mère, Lalla Aicha se rendent chez le Fqih Sidi El Arafi.
- Prémonition du Fqih.
- La mère décide de retenir l’enfant à la maison.
- Visite d’un émissaire de la part du père.
- Visite de Lalla Aicha qui réserve une surprise à son amie.

Chapitre (11):

- Evolution de la relation entre My Larbi et sa nouvelle épouse.

Chapitre (12):

- Euphorie, considération sur le chant.
- Retour du père.
- Joie extrême.
- Visite courtoisie de Driss El Aouad.

Résumé chapitre par chapitre

L’hiver

Chapitre I:

-Dar Chouafa
Deux
éléments déclenchent le récit : la nuit et la solitude. Le poids de la
solitude. Le narrateur y songe et part à la recherche de ses origines :
l’enfance.Un enfant de six ans, qui se distingue des autres enfants
qu’il côtoie. Il est fragile, solitaire, rêveur, fasciné par les mondes
invisibles. A travers les souvenirs de l’adulte et le regard de
l’enfant, le lecteur découvre la maison habitée par ses parents et ses
nombreux locataires. La visite commence par le rez-de-chaussée habité
par une voyante. La maison porte son nom : Dar Chouafa. On fait
connaissance avec ses clientes, on assiste à un rituel de musique Gnawa,
et on passe au premier où Rahma, sa fille Zineb et son mari Aouad,
fabricant de charrues disposaient d’une seule pièce. Le deuxième étage
est partagé avec Fatma Bziouya. L’enfant lui habite un univers de fable
et de mystère, nourri par les récits de Abdellah l’épicier et les
discours de son père sur l’au-delà. L’enfant de six ans accompagne sa
mère au bain maure. Il s’ennuie au milieu des femmes, Cet espace de
vapeur, de rumeurs, et d’agitation était pour lui bel et bien l’Enfer.
Le chapitre se termine sur une sur une querelle spectaculaire dont les
acteurs sont la maman de l’enfant et sa voisine Rahma.

Chapitre II

-Visite d’un sanctuaire
Au
Msid, école coranique, l’enfant découvre l’hostilité du monde et la
fragilité de son petit corps. Le regard du Fqih et les coups de sa
baguette de cognassier étaient source de cauchemars et de souffrance. A
son retour, il trouve sa mère souffrante. La visite que Lalla Aicha, une
ancienne voisine, rend ce mardi à Lalla bassatinida, la mère de l’enfant,
nous permet de les accompagner au sanctuaire de Sidi Boughaleb. L’enfant
pourra boire de l’eau de sanctuaire et retrouvera sa gaieté et sa
force. L’enfant découvre l’univers du mausolée et ses rituels. Oraisons,
prières et invocations peuplaient la Zaouia. Le lendemain, le train
train quotidien reprenait. Le père était le premier à se lever. Il
partait tôt à son travail et ne revenait que tard le soir. Les courses
du ménage étaient assurées par son commis Driss. La famille depuis un
temps ne connaissait plus les difficultés des autres ménages et
jouissait d’un certain confort que les autres jalousaient.

Chapitre III:

-Le repas des mendiants aveugles
Zineb,
la fille de Rahma est perdue. Une occasion pour lalla bassatinida de se
réconcilier avec sa voisine. Tout le voisinage partage le chagrin de
Rahma. On finit par retrouver la fillette et c’est une occasion à fêter.
On organise un grand repas auquel on convie une confrérie de mendiants
aveugles. Toutes les voisines participent à la tâche. Dar Chouafa ne
retrouve sa quiétude et son rythme que le soir.

Le printemps

Chapitre IV:

-Les ennuis de Lalla Aicha
Les
premiers jours du printemps sont là. Le narrateur et sa maman rendent
visite à Lalla Aicha. Ils passent toute la journée chez cette ancienne
voisine. Une journée de potins pour les deux femmes et de jeux avec les
enfants du voisinage pour le narrateur. Le soir, Lalla bassatinida fait part
à son mari des ennuis du mari da Lalla Aîcha, Moulay Larbi avec son
ouvrier et associé Abdelkader. Ce dernier avait renié ses dettes et même
plus avait prétendu avoir versé la moitié du capital de l’affaire. Les
juges s’étaient prononcés en faveur de Abdelkader. L’enfant, lui était
ailleurs, dans son propre univers, quand ce n’est pas sa boîte et ses
objets magiques, c’est le légendaire Abdellah l’épicier et ses
histoires. Personnage qu’il connaît à travers les récits rapportés par
son père. Récits qui excitèrent son imagination et l’obsédèrent durant
toute son enfance.

Chapitre V :

L’école coranique.
Journée
au Msid. Le Fqih parle aux enfants de la Achoura. Ils ont quinze jours
pour préparer la fête du nouvel an. Ils ont congé pour le reste de la
journée. Lalla Aîcha , en femme dévouée, se dépouille de ses bijoux et
de son mobilier pour venir au secours de son mari. Sidi Mohamed Ben
Tahar, le coiffeur, un voisin est mort. On le pleure et on assiste à ses
obsèques. Ses funérailles marquent la vie du voisinage et compte parmi
les événements ayant marqué la vie d de l’enfant.

Chapitre VI :

Préparatifs de la fête.
Les
préparatifs de la fête vont bon train au Msid. Les enfants constituent
des équipes. Les murs sont blanchis à la chaux et le sol frotté à grande
eau. L’enfant accompagne sa mère à la Kissaria. La fête approchait et
il fallait songer à ses habits pour l’occasion. Il portera un gilet, une
chemise et des babouches neuves. De retour à la maison, Rahma insiste
pour voir les achats fait à la Kissaria.Le narrateur est fasciné par son
récit des mésaventures de Si Othman, un voisin âgé, époux de Lalla
Khadija, plus jeune que lui.

Chapitre VII :

La fête de l’Achoura.
La
fête est pour bientôt. Encore deux jours. Les femmes de la maison ont
toutes acheté des tambourins de toutes formes. L’enfant lui a droit à
une trompette. L’essai des instruments couvre l’espace d’un
bourdonnement sourd. Au Msid, ce sont les dernières touches avant l e
grand jour. Les enfants finissent de préparer les lustres. Le lendemain ,
l’enfant accompagne son père en ville. Ils font le tour des marchands
de jouets et ne manqueront pas de passer chez le coiffeur. Chose peu
appréciée par l’enfant. Il est là à assister à une saignée et à
s’ennuyer des récits du barbier. La rue après est plus belle, plus
enchantée. Ce soir là, la maison baigne dans l’atmosphère des derniers
préparatifs.
Le jour de la fête, on se réveille tôt, Trois heures du
matin. L’enfant est habillé et accompagne son père au Msid célébrer ce
jour exceptionnel. Récitation du coran, chants de cantiques et
invocations avant d’aller rejoindre ses parents qui l’attendaient pour
le petit déjeuner. Son père l’emmène en ville.
A la fin du repas de
midi, Lalla Aicha est là. Les deux femmes passent le reste de la journée
à papoter et le soir, quand Lalla Aicha repart chez elle, l’enfant
lassé de son tambour et de sa trompette est content de retrouver ses
vieux vêtements.

L’été.

Chapitre VIII :

Les bijoux du malheur.
L’ambiance
de la fête est loin maintenant et la vie retrouve sa monotonie et sa
grisaille. Les premiers jours de chaleur sont là. L’école coranique
quitte la salle du Msid, trop étroite et trop chaude pour s’installer
dans un sanctuaire proche. L’enfant se porte bien et sa mémoire fait des
miracles. Son maître est satisfait de ses progrès et son père est
gonflé d’orgueil. Lalla bassatinida aura enfin les bracelets qu’elle
désirait tant. Mais la visite au souk aux bijoux se termine dans un
drame. La mère qui rêvait tant de ses bracelets que son mari lui offre,
ne songe plus qu’a s’en débarrasser. Ils sont de mauvais augure et
causeraient la ruine de la famille. Les ennuis de Lalla Aicha ne sont
pas encore finis. Son mari vient de l’abandonner. Il a pris une seconde
épouse, la fille de Si Abderahmen, le coiffeur.
Si l’enfant se
consacre avec assiduité à ses leçons, il rêve toujours autant. Il
s’abandonne dans son univers à lui, il est homme, prince ou roi, il fait
des découvertes et il en veut à mort aux adultes de ne pas le
comprendre. Sa santé fragile lui joue des tours. Alors que Lalla Aîcha
racontait ses malheurs, il eut de violents maux de tête et fut secoué
par la fièvre. Sa mère en fut bouleversée.

Chapitre IX :

Un ménage en difficulté.
L’état
de santé de l’enfant empire. Lalla bassatinida s’occupe de lui nuit et
jour. D’autres ennuis l’attendent. Les affaires de son mari vont très
mal. Il quitte sa petite famille pour un mois. Il part aux moissons et
compte économiser de quoi relancer son atelier. L’attente, la souffrance
et la maladie sont au menu de tous les jours et marquent le quotidien
de la maison. Lalla bassatinida et Lalla Aicha, deux amies frappées par le
malheur, décident de consulter un voyant, Sidi Al Arafi.

Chapitre X :

Superstitions.
Les
conseils , prières et bénédictions de Sidi Al Arafi rassurèrent les
deux femmes. L’enfant est fasciné par le voyant aveugle. Lalla bassatinida
garde l’enfant à la maison. Ainsi, elle se sent moins seule et sa
présence lui fait oublier ses malheurs. Chaque semaine, ils vont prier
sous la coupole d’un saint. Les prédications de Sidi A Arafi se
réalisent. Un messager venant de la compagne apporte provisions, argent
et bonne nouvelles de Sidi Abdesalam. Lalla Aicha invite Lalla bassatinida.
Elle lui réserve une surprise. Il semble que son mari reprend le chemin
de la maison.

Chapitre XI :

Papotage de bonnes femmes.
Thé
et papotage de bonnes femmes au menu chez Lalla Aicha. Salama, la
marieuse, est là. Elle demande pardon aux deux amies pour le mal qu’elle
leur a fait. Elle avait arrangé le mariage de Moulay Larbi. Elle
explique que ce dernier voulait avoir des enfants. Elle apporte de
bonnes nouvelles. Plus rien ne va entre Moulay Larbi et sa jeune épouse
et le divorce est pour bientôt. Zhor, une voisine, vient prendre part à
la conversation. Elle rapporte une scène de ménage. Le flot des potins
et des médisances n’en fint pas et l’enfant lui , qui ne comprenait pas
le sens de tous les mots est entraîné par la seule musique des syllabes.

Chapitre XII :

Un conte de fée a toujours une chute heureuse.
La
grande nouvelle est rapportée par Zineb. Maâlem Abdslem est de retour.
Toute la maison est agitée. Des you you éclatent sur la terrasse Les
voisines font des vœux. L’enfant et sa mère sont heureux . Driss, est
arrivé à temps annoncer que le divorce entre Moulay Larbi et la fille du
coiffeur a été prononcé. La conversation de Driss El Aouad et de Moulay
Abdeslem, ponctuée de verres de thé écrase l’enfant. Il est pris de
fatigue mais ne veut point dormir. Il se sent triste et seul. Il tire sa
Boite à Merveille de dessous son lit, les figures de ses rêves l’y
attendaient.

Fin.

NB/
par MR : Daif Abdelaziz.


Fiche de lecture:

Titre: La boîte à merveille

Genre: Roman

Auteur: Ahmed Sefrioui

Date de parution:1954

Edition: Librairie des Ecoles.

L’auteur:

Ahmed
Sefrioui (arabe: ÃÍãÏ ÇáÓÝÑíæí) est un écrivain marocain qui passe pour
l’initiateur de la littérature marocaine d’expression française. Il est
né à Fès en 1915 de parents Amazighs. Il a grandit dans la médina, d’où
la présence prégnante et cet espace dans son œuvre et particulièrement
dans “la Boîte à merveilles”.

Sefrioui fut fondateur du musée Al
Batha à Fès, une ville omniprésente dans la majorité de ses écrits. De
l’école coranique aux écoles de Fès puis arrivé à la langue française,
se manifeste tout un parcours qu’on trouve aussi présent dans ses écrits
(historiques). Jeune journaliste dans « l’action du peuple », puis
conservateur dans le musée « Addoha » à Fès, en citant des fonctions
publics à partir de 1938 aux ministères de la culture, de l’éducation
nationale et du tourisme à Rabat. Il est mort en 25 février 2004.

PARMI SES OEUVRES

Le
Chapelet d’ambre (Le Seuil, 1949) : son premier roman où il évoque Fès
(il obtient le grand prix littéraire du Maroc, pour la première fois
attribué à un Marocain).

La boîte à merveille (Le Seuil, 1954) :
La ville de Fès vue à travers le regard du petit Mohammed. Ce roman
ethnographique apparaît comme le texte inaugural de ce qui est
aujourd’hui la littérature marocaine d’expression française.

La Maison de servitude (SNED, Algérie, 1973).

Le jardin des sortilèges ou le parfum des légendes (L’Harmattan, 1989).

LES ANECDOTES SUR AHMED SEFRIOUI

Argent
: Dans le film qu’il a tourné, l’écrivain marocain s’est révélé un
homme très simple sans autre ambition que de révéler la culture de son
pays au monde entier. Il disait lui-même : ‘Je n’ai jamais fait
d’argent. Je ‘Je n’ai jamais fait d’argent. n’ai même pas de quoi me
payer un lopin de terre pour mon enterrement.’

Film : En mai
1994, la télé marocaine a consacré un film à Ahmed Sefrioui, sur sa vie.
Juste avant de mourir, il avait demandé à le revoir mais sa requête
s’est perdue dans les couloirs de la chaîne.

L’histoire:

La Boîte à Merveille
La symphonie des trois saisons…

Premier
roman de Sefrioui, La boîte à merveille, une suite de scènes et de
tableaux, raconte la vie quotidienne d’une famille populaire dans la
vieille ville de Fès. Dès son ouverture, le roman ne manque pas
d’installer une ambiance exotique. Un regard pittoresque sur un monde
plein de tendresse, de couleurs et de parfums, qui ne manque pas
d’ambiguïté sur le sens du récit.
C’est bel et bien un album, pour
reprendre l’expression du narrateur, dont le lecteur tournera les pages.
Un album haut en couleurs qui nous fera parcourir trois saisons et nous
mènera de découverte en découverte, explorer la société marocaine du
début du XXème siècle : mode de vie, traditions, rituels et vision du
monde. D’avoir masqué la réalité politique de l’époque, laisse entrevoir
un parfum d’exotisme et fait penser à un film documentaire
d’ethnographe.

NB/ Par MR :walid benraSchéma narratif :

-Etat initial :

L’auteur-narrateur
personnage vit avec ses parents. Rien ne perturbe sa vie heureuse.
Cette phase occupe une place importante dans le récit (Ch. I jusqu’au
Ch. VIII). L’ampleur de cette étape traduit la félicité dans laquelle
baigne le petit enfant. D’ailleurs, il est plongé dans un monde
merveilleux.

-Elément perturbateur :

Ce qui trouble cette
félicité c’est la ruine du père qui a perdu son capital : l’argent qu’il
portait sur lui est tombé quelque part dans un souk.

-Péripéties :

Le
voyage du père à la campagne, où il exerce un travail pénible afin de
pouvoir amasser de l’argent nécessaire pour se rétablir dans son
atelier. (Ch. VIII, IX, X, XI). Le congé accordé au petit qui ne va pas à
l’école coranique à cause de sa faiblesse. La tristesse de la mère qui
se rend aux mausolées et consulte les voyants.

-Dénouement :

Le retour du père.

-Situation initiale :

Le retour de l’équilibre : le bonheur. La réouverture par le petit de sa boite à Merveilles.

Personnages principaux de l'œuvre :.. Ecoles du Monde - La boite à merveilles d'...
Personnages principaux de l’œuvre :

Je :
C’est
l’auteur-narrateur-personnage. Il est le fils de lalla bassatinida et de
Sidi Abdeslem. Il s’appelle Sidi Mohamed.âgé de six ans, il se sent seul
bien qu’il aille au M’sid. Il a un penchant pour le rêve. C’est un
fassi d’origine montagnarde qui aime beaucoup sa boite à Merveilles,
contenant des objets mêlés. Il souffre de fréquentes diarrhées.
La boite à merveille :
Le
véritable ami du narrateur. Elle contenait des boules de verre, des
anneaux de cuivre, un minuscule cadenas sans clef, des clous à tête
dorée, des encriers vides, des boutons décorés, des boutons sans décor,
un cabochon (=bouchon en verre ou en cristal de forme arrondie) de verre
à facettes offert par Rahma et une chaînette de cuivre rongée de
vert-de-gris offerte par Lalla bassatinida et volée par le chat de Zineb.
Lalla bassatinida :
la
mère du narrateur. Une femme qui prétend être la descendante du
prophète et s’en vante (s’en flatte). Elle croit aux superstitions. Ses
yeux reflètent une âme d’enfant ; elle a un teint d’ivoire, une bouche
généreuse et un nez court. Elle n’est pas coquette. Agée de vingt-deux
ans, elle se comporte comme une femme vieille.
Sidi Abdeslem :
le
père du narrateur, homme d’origine montagnarde. Il s’installe à Fès avec
sa famille après avoir quitté son village natal situé à une cinquante
de kilomètre de la ville. Il exerce le métier de tisserand (=fabriquant
des tissus) Grâce à ce métier, il vit à l’aise. Homme fort et de haute
taille. Un homme barbu que le fils trouve beau. Il a la quarantaine.
La chouaffa :
Voyante, c’est la principale locataire de Dar Chouaffa et on l’appelle tante kanza.
Dris El Aouad :
C’est un fabriquant de charrues. Il est époux de Rahma. Il a une fille âgée de sept ans qui s’appelle Zineb.
Fatma Bziouya :
Elle partage avec la famille du narrateur le deuxième étage, son mari Allal est jardinier.
Abdelleh :
Il est épicier. Le narrateur lui attribue toutes les histoires merveilleuses qu’il a eu l’occasion d’entendre.
Le fqih du Msid :
Maître
de l’école coranique. Il somnole pendant que les écoliers récitent les
versets du Coran. Il distribue des coups de baguette au hasard.Un grand
maigre à barbe noire, dont les yeux lançaient des flammes de colère et
qui habitait rue Jiaf.
Lalla Aicha :
Une ancienne voisine de lalla
bassatinida, c’est une Chérifa qui a su rester digne malgré les déception
du sort et dont la connaissance flattait l’orgueil de lalla bassatinida.
Driss le teigneux :
Fidèle serviteur de Sidi Abdessalem, il garnissait (= remplissait) les canettes et faisait les commissions.

L'équilibre initial coïncide dans l.. Ecoles du Monde - La boite à merveilles d'...

L’équilibre
initial coïncide dans la Boîte à merveilles avec une prise de
conscience d’une carence, d’un manque (…moi, je ne dors pas. Je songe à
ma solitude et j’en sens tout le poids) et se transforme en rupture.

La
nuit et le poids de la solitude déclenchent le récit. Le narrateur
(l’adulte) se penche sur son passé à la recherche de réponses possibles
(Ma solitude ne date pas d’hier….P3.) ou de réconfort (pour égayer ma
solitude, pour me prouver que je ne suis pas mort. P6.).

L’enquête
se construira sur la mémoire fabuleuse héritée de l’enfant de six ans.
(Cire fraîche…les moindres événements s’y gravaient en images
ineffaçables…cet album…P6.)

Les outils de l’enquêteur sont donc
les images d’un album. Portraits et paysages se succéderont au fur et à
mesure qu’il en tournera les pages. L’abondance de l’imparfait est
justifiée par la dominance du de–xx–if. La nostalgie orne le récit de
couleurs, de parfums et de tendresse, la perception de l’enfant
l’entraîne dans le monde du merveilleux et de la magie.




L’ESPACE

Fonction

Il
permet un itinéraire. Le déplacement de l’enfant s’associe à la
rencontre de “l’aventure”. Et à la quête de la connaissance. On peut
réduire l’itinéraire dans le cas de Sefrioui à un schéma simple, deux
types de base dominent. (L’aller - retour….L’initiation et la
conquête.). L’enfant revient toujours à son point de départ, la maison,
plus exactement la pièce occupée par la famille. L’espace offre un
spectacle, plus qu’il ne sert de décor à l’action, cette dernière
n’étant pas privilégiée. Il est soumis au regard du personnage. I’
enfant se dresse en spectateur. La relation entre le lieu et son état
d’âme est forte. Une correspondance symbolique s’établit entre l’enfant
et les lieux décrits.

Organisation

On peut facilement
constater des oppositions symboliques et fondamentales, souvent
binaires.( clos / ouvert …sombre / éclairé…espace réel /rêvé). Ceci
permet une mise en place de l’ambiance du secret, de l’étrange, et du
mystère imprégnant le récit dès son ouverture de l’ambiance des contes
merveilleux.

Représentation

La narration prend en charge
les éléments de–xx–ifs concernant le cadre de l’action. L’enfant explore
progressivement ce cadre : la ruelle, le msid , La rue Jiaf et le bain
maure. La de–xx–ion est dynamique.

La ruelle (p3) « Il court jusqu’au bout de la ruelle pour voir passer les ânes et revient s’asseoir sur le pas de la maison »

La maison(P3 ) « au rez-de chaussée….Au premier….Le deuxième étage…. »




LE TEMPS

Comme dans les contes de fée, le temps est vague, imprécis, flou. Premier repère, l’âge du personnage principal : six ans.

L’enfant
- narrateur a une conception du temps motivée par l’attente, celle de
son père chaque soir et celle de grandir. L’écoulement du temps est
saisi dans une logique arithmétique. Matin et soir font une journée, les
jours font des mois, les mois des saisons et les saisons l’année.

Une
journée ordinaire est marquée par le réveil, le msid, les jeux, les
conversations des voisines, et le retour du père, tard le soir. Les
jours de la semaine retracent plus des activités habituelles (Lundi,
jour de lessive, mardi, journée particulièrement redoutée au msid.). Un
événement exceptionnel comme un retour précipité du père à la maison ou
la visite d’un étranger constituera un repère. Ainsi, l’Achoura, fête
qui va bouleverser le train train quotidien de l’enfant, les différentes
visites de Lalla Aicha, le départ du père vont permettre de construire
une suite justifiant un déroulement chronologique. Les indicateurs de
temps renforceront cette chronologie par le marquage des saisons
(L’hiver / 3 chapitres, le printemps / 4 chapitres et l’été /
5chapitres). On peut alors aisément estimer la durée du récit à trois
saisons et avancer que le narrateur enfant approche de ses sept ans à la
fin du roman.




Le nœud de l’histoire:

La faillite du père du narrateur, Abdesslam qui a perdu son capital dans le souk.

Le “happy-end “:

- Le thème du retour est crucial dans la boîte à merveilles :
1- Le retour du père déclenche de nouveau la joie et le bonheur de la famille
du narrateur.
2- Le retour de Moulay Larbi: Lalla Aîcha reprendre du coup sa vie conjugale
Heureuse.
3- Le retour de l’enfant: Sidi Med réouvre sa boite à merveilles.

L’ethnographie:

A.Sefrioui
se livre à décrire minutieusement des lieux à vocation, à la fois
religieux et culturelle. Le sanctuaire,) titre d’exemple, ainsi que des
personnages tels que sidi El Arafi, Chouafa etc. Parallèlement, les
remets non traduits du dialecte renforce ce souci ethnographique
flagrant.

Le regard de l’enfant:

Tant donné qu’il est
enfant, le narrateur à le droit de s’insinuer dans des zones bel et bien
intimes et sans aucun doute infranchissable: prenons à titre
d’illustration “le bain maure”. Effectivement, la scène du bain maure
fait de l’enfant un espion qui guette le monde féminin en franchissant
toutes les frontières (de–xx–ion des corps des femmes: mamelles
pendantes, cuisse humides, ventre ballonnés, fesses grises…




Le pacte autobiographique:

Tel
tout écrivain autobiographique, A.Sefrioui, quant à lui, promet le
lecteur de lui communiquer un récit rétrospectif sincère et véridique:

«
J’avais peut-être six ans, ma mémoire était une cire fraîche et les
moindres événements s’y gravaient en images ineffaçable. Il me reste cet
album pour égayer ma solitude, pour me prouver à moi-même que je ne
suis pas encore mort.».p.6

1- Propice de la mémorisation.
2- Autobiographie sincère.
3- Pérennité aspirée.

- Le récit d’Ahmed Sefrioui est marqué surtout par des interventions ironiques
(l’ironie: faire comprendre le contraire de ce qu’on veut dire):
Il ironise sur Zineb qui s’intéresse à l’état maladif noir…
Il ironise sur l’altitude de L.Aîcha (la chanson…).
Le sanctuaire: un saint qui préfère intensément les chats!

C’est vrai que plusieurs ensembles .. Ecoles du Monde - La boite à merveilles d'...

C’est
vrai que plusieurs ensembles littéraires coexistent ça fait longtemps
et comme ça ils ont interferé au Magreb aussi, et par moyen de la langue
d’écriture soit arabe, berbère, français …et travers de leur statut,
leur fonctionnement et surtout leur public, les littératures algérienne,
marocaine ou tunisienne montrent la voix de ce people qui ont une
remarcable contribuition au champ littéraire mondial….
Cette
littérature d’expression française s’assure dans la mesure où elle
considere le Magreb comme son centre de gravité, elle se developpe
travers des écrivains qui demandent une identité maghrébine plus
especifique. Son public été toujours international, pour montrer le soif
de independance qu’ils ont eu surtout au moment de naissance du
moviment que était en combat de libération national. Cette littérature
est gravement marquée par le statut problématique du Français, langue
consideré comme d’aliénation dans laquelle on proclame l’indéfectible
amour de la langue maternelle, mais aussi langue du combat identitaire
ou langue du recul critique proposé par le détour de la langue étrangère
ou de l’exil.

Ici, quelques noms connus de cette littérature que
je trouve comme extraordinaire, puisque montrent l’amour, la
revendication d droits et force brave de ce people qui ont d’inspiration
révolutionnaire en nom de l’amour par leurs traditions et pays.

1939 Jean Amrouche (Algérie), Chants bèrberes de kabylie
1952 Mohammed Dib (Algérie) La Grande Maison , Mouloud Mammeri (Algérie),La coline oubliée
1953 Albert Memmi (Tunisie), La statue de sel
1954 Driss Chraïbi (Maroc), Le passé simple
1956 Kateb Yacine (Algérie), Nedjma
1959 Kateb Yacine (Algérie), Le cercle des Répresailles
1967 Mohammed Khaïr-Edinne (Maroc), Agadir
1971 Abdelkebir Khatibi (Maroc), La mémoire tatouée
1979 Abdelwahab Maddeb (Tunisie), Talismano
1985 Hélé Beji (Tunisie), L´oeil du jour

Entre
d’autres donc la liste est très longue…J’ai choisi aussi, de chaque
pays un representant pour parler sur eux et alors sont ils…

Ahmed Sefroui – Maroc

Il
est né em 1915, à Fès au Maroc, dans une famílle bèrbere arabisée, il a
frequenté l’école coranique et puis le collège Moulay-Idriss. Il a
travaillé sur plusieurs métiers, interprète, office-boy, etc. Et il
arrivé à être haut functionaire au Service des Monuments historiques de
Rabat. Ahmed Sefrioui décrit bien les milieux traditionels du Maroc en
oublient les problemes politiques. Il a écrit “J’étais un enfant seul”
où il parle des aspects interieurs de sa réligion islamique, melangeant
avec des souvenirs de son enfance en famille. Voici un petit extrait de
son oeuvre….

J’étais un enfant seul

À six ans j’étais
seul, peut-être malhereux, mais je n’avais aucun point de rèpere qui me
permît d’appeler mon existence : solitude ou malheur.
Je n’étais ni
heureux, ni malhereux. J’étais un enfant seul. Cela je le savais. Point
farouche de nature, j’ébauchai de timides amitiés avec les bambins de
l’école coranique, mais leur durée fut brève (…) Moi, je ne voulais rien
imiter, je voulais connaître. (…) Mon père me parlait du paradis. Mais
pour y renaître, il fallait d’abord mourir. Mon père ajoutait que se
tuer était un grand péché qui interdisait l’accès à ce royaume. Alors je
n’avais qu’une solution : attendre ! Attendre de devenir un homme,
attendre de mourir pour renaître au bord du fleuve Salsabil.(…) J’ai six
ans, l’anné prochaine j’en aura sept et puis huit, neuf et dix. À dix
ans on est presque un homme.

Ahmed Sefrioui, la boîte à merveilles, 1954 © Éditions du Seuil, 1978

Kateb Yacine – Algérie

Il
est né à Constantine, ville tel où il était familiarisé três tôt avec
des traditions populaires du Magreb e de quelle il été familiarisé avec
les traditions populaires du Maghreb et de quelle il adquerait le sens
d’appartenance tribale. Il a fait l’école coranique et puis l’école
française obligé par son père, et là il a commencé a decrouvir les
vertus libératrices de l’esprit critique. A partir de as jeunesse
jusqu’à as mort, Kateb Yacine été fiér de leurs pensées et as ideologie,
été toute as vie revolte contre la colonisation, et été aussi eduqué
pour être contre l’étouffement bureaucratique, contre les nouvelles
oppressions suscitées pas l’Algérie nouvelle. Il a écrit des poèmes,
romans et aussi du théâtre. Dentre leurs oeuvres, “Dans la gueule du
loup”
une unité de son fameux “Polygone Étoilé” est sans doute la
plus importante. Je vous presente là un extrait de cette célèbre
composition où l’auteur décrit sa biographie en montrent sa relation
avec la langue française.

Dans la gueule du loup

Quelqu’un
qui, même de loin, aurait pu m’observer au seins du petit monde
familial, dans mes premières années d’existence, aurait sans doute prévu
que je serais un écrivain, ou tout au moins un passioné de lettres,
mais s’il s’était hasardé à prévoir dans quelle langue j’écrirais, il
auriat dit sans hésiter : « en langue arabe, comme son père, comme sa
mère, comme ses oncles, comme ses grands-parents ». il aurait dû avoir
raison, car autant que je m’en souvienne, les premières harmonies des
muses coulaient pour moi naturellement, de source maternelle. (…) Tout
alla bien, tant que je fus un hôte fugitif de l’école coranique(…)
Pourtant, quand j’eus sept ans, dans une village (…), mon père prit
soudain la décision irrévocable de me fourrer sans plus tarder dans la «
gueule du loup », c’est-à-dire à école française. (..) …Ainsi avais je
perdu tout à la fois ma mère et son language, les seuls trésors
inaliénables – Et poutant aliénés !

Kateb Yacine, Le Polygone Étoilé © Éditions du Seuil, Paris, 1966

Samir Marzouki – Tunisie


à Tunis en 1951, est universitaire. Il n’y a pas beaucoup des infos sur
lui, mais le peu que jai pu trouver est que avec sa poèsie vien marqué
l’émergence d’une nouvelle génération d’écrivains maghrébins, dont la
langue française est dédramatisée, plus ludique que douluoreuse. Il a
écrit « Je n’est pas un autre » une allusion que fait titre à une
formule célèbre de Rimbaud, cette perle nous invite à ne pas prendre
trop au sérieux ce court poème.

Je n’est pas un autre

Ma soupe est pleine de cheveux
Ma vie regorge de chagrins
Je n’ai jamais ce que je veux
Car je n’ai pas le pied marin

J’écris des vers
Tout de travers
Que j’arrose
D’eau de rose

Ma soupe est pleine de cheveaux
Ma vie regorge de catins
Ma peine vaut ce qu’elle vaut
Peine de roi de pantin

Je dis des mots
Bêtes normaux
Que je grime
Par des rimes

Samir Marzouki, Braderies, Maison tunisienne d’Édition, Tunis, 1991
Guide de lecture de La Boite à Merveilles

1- La Boîte à merveilles et son auteur : entre le rejet et la consécration

1.1-
La littérature marocaine de langue française Pendant à peu près quatre
décennies (c’est-à-dire de 1912, date où le Maroc entre sous le
protectorat français, jusqu’au 1937, date de publication des premières
œuvres de Sefrioui), la littérature marocaine est demeurée
“exclusivement française sur le Maroc” . Aussi était-il normal que le
roman marocain d’expression française fût, pendant un moment, le
prolongement de cette littérature dite “littérature coloniale”. En
effet, les premiers écrivains nationaux, désireux de présenter leur
propre vision de la société, produiront d’abord des œuvres imprégnées de
ce caractère “ethnographique” (appellation péjorative qui désigne une
forme inconsciente d’aliénation culturelle). Mais cette étape sera vite
dépassée puisque la littérature marocaine va s’inscrire dans la
modernité avec des écrivains talentueux et courageux comme Driss
Chraïbi, Abdelatif Laâbi, Mohamed Khair-eddine …. 2.2- Place de Sefrioui
et son oeuvre dans cette littérature Ahmed Sefrioui, en tant que
pionnier de cette littérature, appartient évidemment à la première
génération, celle des écrivains marocains qui, ayant été éduqués dans
l’école instaurée par le protectorat, ont choisi “la langue de
l’occupant” pour exprimer leur intimité et donner ” de la réalité
socioculturelle une vision de l’intérieur, en opposition avec les
représentations mythiques et idéologiques des écrivains français.” . A
la littérature coloniale et ethnographique ils opposaient cette fois-ci
une littérature jaillissant de l’âme même des autochtones. “C’est la
littérature du Maroc profond ou ce que Sefrioui nomme lui-même “La
littérature des profondeurs natales” . 2.3- Caractéristiques de l’oeuvre
de Sefrioui

Selon des critiques peu cléments, l’auteur de La
Boite à Merveilles, ne pourra pas s’affranchir de l’héritage exotique et
pittoresque de ses maîtres .Il adoptera un style et une technique
d’écriture qui laissent entendre que ses œuvres sont destinées à un
lectorat étranger plutôt que marocain. Certains ont vu dans l’œuvre de
Sefrioui, en plus du caractère “ethnographique”, une absence
d’engagement contre l’occupant français et un manque d’intérêt vis-à-vis
de tout ce qui se passait dans le pays. Le lecteur de son roman est
plongé dans une sorte d’”autofiction” où la réalité se meut avec la
rêverie. « On y relève certes, une authenticité et une fraîcheur que lui
permet la focalisation par le regard d’enfant, mais aussi des procédés
qui rappellent le roman exotique comme l’insistance sur le pittoresque
et la présence de mots arabes traduits en bas de page ou commentés dans
le contexte, dont la visée implique un lecteur étranger à la culture
marocaine. » (Gontard, op.cit.) En plus de ces deux caractéristiques,
des critiques vont jusqu’à percevoir chez Sefrioui une certaine
aliénation . Mais des spécialistes de la littérature marocaine
d’expression française, moins virulents, estiment au contraire que
l’absence manifeste du colon dans le récit est une façon biaisée
d’ignorer “cet Autre” et “avec beaucoup de mépris”. Ils n’hésiteront
pas, dans un effort de réhabilitation de Sefrioui, à dire que
l’intégration, par ce dernier, de “l’oralité” et des “expressions
culturelles populaires” ou de ” la vision soufie de l’existence” dans
ses romans est une méthode savante de combattre l’ethnocentrisme et
l’égocentrisme de l’européen colonisateur, qui considérait ces formes
d’expression comme du “folklore” ou comme de la “sous culture. ” (Vous
trouverez en annexe trois extraits développant ces points de vue sur les
écrits de Sefrioui)

2- Contenu de l’oeuvre et biographie de son auteur

2.1-
La Boîte à merveilles, un genre indéterminé ? En dépit des efforts des
critiques, de nombreuses œuvres manifestement autobiographiques, mais ne
posant aucun pacte ou se déclarant appartenir à un genre fictionnel,
restent indéterminées. Dans le cas de “La Boite à merveille “, pourtant
considérée par la critique spécialisée comme l’une des toutes premières
autobiographies de la littérature marocaine d’expression française, les
événements sont rapportés à la 1ère personne ; mais à aucun moment, ce
pronom ne s’identifie explicitement à l’individu de l’auteur qui
s’appelle Sefrioui et se prénomme Ahmed alors que le personnage
principal de l’intrigue s’appelle sidi Mohamed fils de bassatinida et du
mâalem Abdesslam le tisserand. Dès la page de couverture l’auteur se
plaît à brouiller les pistes, en qualifiant son œuvre de ” roman”. Le
lecteur est obligé de vérifier si le côté anecdotique dans l’œuvre
correspond aux éléments biographiques de l’auteur, pour décider du genre
de ce récit.

2.2- Biographie de l’auteur, pour quelles traces
dans son œuvre ? Écrivain marocain qu’on a tendance à considérer comme
le pionnier de la littérature marocaine d’expression française. Il est
né à Fès, en 1915, de parents berbères. Le parcours de cet écrivain, est
celui de ces petits marocains scolarisés sous le protectorat : l’école
coranique est un passage obligatoire pour tout élève avant que celui-ci
n’accède aux écoles du colon (dites écoles de fils de notables ou
d’indigènes). Dans ce genre d’établissement, il aura comme professeur
l’un des auteurs français progressistes, François Bonjean, qui lui
préface son premier livre et le sollicite plus tard pour écrire la
préface d’une réédition marocaine d’un de ses ouvrages en 1968. Il signe
son nom, en 1949, en recevant le grand prix littéraire du Maroc pour
son premier livre ” Le Chapelet d’Ambre”. Mais auparavant, il aura fait
ses preuves de journaliste dans l’organe « l’action du peuple », avant
d’être nommé conservateur au musée d’« Al Batha », qu’il va fonder à
Fès. Il accèdera par la suite à quelques hauts postes administratifs :

d’abord aux services des Arts et Métiers de sa ville natale.
puis
à partir de 1938 au sein des ministères de la Culture, de l’Education
Nationale ou à la Direction du Tourisme à la capitale Rabat. Ahmed
Sefrioui va nous quitter en mars 2004, après nous avoir légué une œuvre
littéraire riche et variée qui sera rééditée ou traduite dans d’autres
langues : le Chapelet d’ambre (le Seuil, 1949), la Maison de servitude
(SNED, Algérie, 1973), le Jardin des sortilèges ou le parfum des
légendes (l’Harmattan, 1986).

2.3- Ce que raconte la Boîte à
merveilles La ville de Fès, capitale spirituelle du royaume est
omniprésente dans la majorité des écrits d’Ahmed Sefrioui. Dans la Boîte
à merveilles, le lecteur suit le regard du jeune « Mohammed », un
enfant de six ans, qui lui fait découvrir le quotidien de sa famille,
colocataire d’une maison de la médina où elle occupe deux chambres au
deuxième étage. Au gré de jeux de ce gamin, de ses déplacements et de
ceux de sa mère, dans les ruelles, pour une raison ou une autre, on
découvre la médina de Fès, avec ses souks et ses fondouks ; on visite
ses marabouts, ses mausolées et ses bains ; on assiste à ses fêtes et
ses rites ; on hume ses senteurs et ses arômes ; on pénètre dans ses
écoles coraniques et on rencontre ses “fqihs” ses artisans et leurs
apprentis ; on côtoie ses porteurs et leurs bêtes…. Notre guide est un
môme, grand rêveur. Il est le fils unique d’une famille dont le père est
un tisserand qui trime et sue pour le bonheur de son petit foyer. Un
ménage qui a quitté son village dans les montagnes pour s’installer à
Fès comme d’autres. Cette famille semble ne manquer de rien jusqu’au
jour où le “Mâalem” Abdeslem perd tous les frais de roulement de son
atelier et toutes ses économies lors d’une visite au souk pour l’achet
de bracelets à sa femme bassatinida. Cet événement va bouleverser le train
de vie de cette petite famille habituée au partage et au commérage avec
les autres occupants de la grande maison. Le père va être obligé de
quitter Fès pour aller travailler (temporairement) comme moissonneur
dans les villages avoisinants de Fès. Tout rentra dans l’ordre quand le
chef de famille va retourner dans son foyer avec l’argent nécessaire
pour relancer son atelier. Sur cette intrigue intégrée dans l’action
principale (celle de la quête par le héros d’une compagnie idéale pour
réparer le manque né d’un sentiment de solitude implacable) viennent se
greffer une série de petites histoires anecdotiques (la disparition de
la petite voisine Zineb, la vie conjugale de l’oncle Othman, la ruine
puis le second mariage de Moulay Larbi, l’époux de Lalla Aïcha, l’amie
de bassatinida, etc.) dont la narration est prise en charge par un ou
plusieurs autres personnages et rapportée au discours direct par le
héros. Deuxième partie : des personnages et un espace (Regardez les
articles précédentes), un contenu (Regardez ci-dessus):

1- Le synopsis de l’oeuvre

Ce synopsis contient les faits et événements majeurs de chacun des douze chapitres ainsi que leurs circonstances :

Chapitre. 1 (pp. 7-
Pour illustrer l’inéluctable sentiment de solitude qui l’empêche encore
de dormir le je narrant (personnage adulte) effectue un retour au passé
qu’il entame par l’image d’une impasse et d’un enfant anonyme,
solitaire lui aussi mais triste, car il ne parvient pas à piéger les
moineaux dont il voulait faire ses compagnons. Après ce songe, le
narrateur nous introduit dans la demeure familiale qui se trouvait, à
deux pas de son école coranique de Derb Nouala. Plusieurs familles se
partageaient cette grande maison de deux étages :

Les deux pièces et le patio du rez-de-chaussée étaient occupés par Kanza la voyante.
Au 1er étage la famille de Driss Elaouad disposait d’une pièce.
La
famille du narrateur, disposant de deux chambres, partageait depuis
trois ans, avec Allal le jardinier et sa femme Fatma Bziouia, le 2ème
étage de cette maison de la médina de Fès. Ayant campé cet espace
familial, le narrateur nous présente une des grandes figures de ces
colocataires : Kanza la voyante dont les activités de prédiction
connaissaient, par moment, une grande affluence d’une clientèle féminine
“en quête du bonheur”, comme elles connaissaient, aussi, une basse
saison, où la cartomancienne “s’occupait de sa propre santé” p.9 Le
narrateur semble justifier cette plongée dans son passé comme une cure
de jouvence pour sa solitude d’adulte. Toutes les images et les moments
retrouvés constituent un instant de bonheur et de gaieté pour l’auteur.
Il pense qu’il n’était “ni heureux, ni malheureux, mais un enfant
seul”.Il peint un autoportrait où il se présente comme un petit enfant
avide de savoir, qui baignait dans un univers particulier, à l’écart des
ses condisciples. Dans ce chapitre liminaire, le maître de l’école
coranique, a lui aussi, droit à une brève présentation qui précède le
compte rendu de la journée de maman au bain maure. Le narrateur en garde
un sentiment d’appréhension qui l’empêche toujours “de franchir les
portes de ces lieux.” Il en a toujours gardé, le souvenir d’une scène
animée de femmes nues, se mouvant dans cet espace de promiscuité, de
moiteur et de chaleur insupportables. Un lieu qui serait la réplique
exacte d’”un enfer sur terre.” L’enfant attendait le retour de sa mère,
en jouant dans la rue ou en contemplant sa “boite à merveilles”. Cet
objet éponyme était une boite de pacotille pleine de choses hétéroclites
sans valeur mais qui n’avaient de sens que pour lui. Dans sa solitude,
ces”objets” étaient ses uniques compagnons, gisant “là, dans leur boite
rectangulaire, prêts à (lui) porter secours dans (ses) heures de
chagrin.”p, 14. Le lendemain de la journée du bain était un jour de
commérage pour les voisines. La maman du narrateur leur faisait le
compte rendu détaillé et amusant de toutes les scènes auxquelles elle
avait assisté. Le bain était un lieu de potins et de purification pour
toutes les femmes du quartier. La maman du narrateur, avait l’habitude
d’attendre son mari pour lui faire le résumé des évènements “futiles”de
sa journée, ou celui de ses altercations avec les autres voisines,telle
que celle qui l’opposa dans ce premier chapitre à Rahma, l’épouse de
Driss Aouad(le fabricant de charrues). En fait, cette voisine qui ne
disposait pas d’assez d’espace pour faire ses activités ménagères, avait
l’habitude de faire sa cuisine sur le palier. Or, elle eut le malheur
de laver son linge un lundi - jour réservé à bassatinida, la maman du
narrateur - ; Celle-ci y vit une sorte de provocation de la part de
cette voisine sans origines et se permit de la corriger en la traitant
de toutes les bassesses. Le soir, en rapportant à son mari l’incident,
la mère se fit passer pour une victime inoffensive et clémente, tout en
manifestant sa véritable nature de langue déliée. Elle ne se retint pas,
dans sa plainte, de traiter Rahma de pouilleuse. Celle-ci riposta
immédiatement et le chapitre se referme sur l’évanouissement de l’enfant
témoin, à la suite d’une tempête d’apocalypse provoquée par un nouvel
échange de cris et d’injures véhéments.
Chapitre 2 (pp. 19-32) Le
narrateur se souvient du msid et de ses mardis ” au couleur de cendre”.
Il s’y rendait souvent le matin, après des nuits pleines de cauchemars,
et n’en revenait que vers midi pour le déjeuner. Le lendemain de la
dispute, Lalla Aicha, une ancienne voisine et amie de la famille leur
rendit visite. Elle prodigua mille conseils à bassatinida qui souffrait
encore des suites de sa querelle. La visiteuse lui fit deux propositions
:

aller voir un fqih dont les talismans et les gris-gris étaient
réputés efficaces pour guérir tout type de ||||| | était fatigué de sa
seconde épouse, qu’il voulait retourner dans son premier foyer, mais
qu’il n’avait pas le courage nécessaire pour cela. Salama ajouta que
tout allait rentrer dans l’ordre parce que cet époux ingrat ne
trouverait jamais d’épouse meilleure que sa première femme. Pendant que
Salama mettait les deux femmes au courant des derniers événements, Zhor,
une voisine de Lalla Aïcha, vint demander un peu de menthe ; mais en
vérité, elle était venue pour participer à la diatribe contre la seconde
femme du babouchier. D’après les propos de ces femmes, toute la famille
du coiffeur était maudite et indigne de Moulay Larbi. Les agissements
de la fille du barbier montraient le caractère insolent de cette famille
et des jeunes filles de l’époque. Impressionné par la singularité et la
délicatesse de Salama, qui lui offrit des gâteaux et prit sa défense
contre une locataire acariâtre, et séduit par la fraîcheur et l’éclat de
jeunesse de la voisine Zhor, qu’il souhaita voir assise à ses côtés,
l’enfant se laissa entraîner par sa rêverie et oublia qu’il tenait un
verre plein à la main.
Chapitre 12 (p179 à la fin) Ce matin, la
maison se réveilla sur chant de Kanza la voyante qui entonnait un air
vite repris par Rahma et les autres voisines. Elles chantaient la beauté
de la Femme. Emporté par ce concert, le narrateur se mit à composer des
vers en hommage à une beauté incarnée de son point de vue par la jeune
Zhor vue chez Lalla Aicha. Malheureusement, ses rêveries furent
interrompues par l’arrivée de son condisciple Allal Yakoubi, envoyé par
le fqih s’enquérir de ses nouvelles. Toute la maison dut se taire
lorsque Zineb vint annoncer le retour de Maâlem Abdeslem. Surprise,
bassatinida, sa femme, resta “les bras ballants” au milieu de la pièce car
elle ne croyait pas ses yeux, “elle nageait dans la joie au point de
perdre l’usage de la langue.”p183 Le voisin Driss ElAouad, venu saluer
son voisin et invité par lui à partager le thé, fit part à la famille du
divorce de Moulay Larbi d’avec la fille du coiffeur, ce que Maâlem
Abdeslem approuva comme un geste de bon sens. Quant à Sidi Mohammed,
après avoir servi fièrement le grand et lourd plateau de thé, tout en
appréciant l’estime partagée entre les deux voisins et amis, il se
retrouva seul ; mais cette fois, il se refusa à se laisser envahir par
le pénible sentiment de solitude et alla chercher dans sa boîte à
merveilles la compagnie de ses amis à lui.

Par Mr: Darif Abdelhak Ex Inspécteur de français à El Jadida

I) Le Genre Autobiographique Le mo.. Ecoles du Monde - La boite à merveilles d'...

I) Le Genre Autobiographique

Le
mot “autobiographie” est composé de trois racines grecques : “autos”
(”soi-même”), “bios” (”la vie”), “graphie” (”écrire”). Une
autobiographie est le récit qu’une personne fait elle-même de sa vie
passée : elle est à la fois l’auteur, le narrateur, et le protagoniste.
Dans le texte autobiographique, “je” renvoie à la fois à l’auteur qui
signe et raconte et au héros qui vécut l’histoire racontée.
Contrairement au “je” romanesque, le “je” autobiographique désigne donc
une personne réelle ; cependant cette personne peut avoir beaucoup
changé entre le moment vécu (son enfance, par exemple) et le moment ou
elle écrit : la première personne du texte autobiographique renvoie donc
à des “moi” différents. D’où la double énonciationhy
avatar
aitlahcen.abdellatif
ÇáãÏíÑ ÇáÚÇã
ÇáãÏíÑ ÇáÚÇã

ÇáÌäÓ : ÐßÑ
ÇáãÒÇÌ :
ÇáÚãÑ : 25
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 617
ÊÇÑíÎ ÇáãíáÇÏ : 05/05/1992
ãÓÊæí ÊÚáíãí : bac
äÞÇØ ÇáÊãíÒ : 2157551647
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 14/08/2008
ÇÍÊÑÇã ÇáãäÊÏì :
ÚÇÑÖÉ ÇáØÇÞÉ :
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ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá

ÇÓÊÚÑÖ ÇáãæÖæÚ ÇáÓÇÈÞ ÇÓÊÚÑÖ ÇáãæÖæÚ ÇáÊÇáí ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ

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